France·Voyages

Paris-Chartres : Ce que je retiens après 3 jours de marche

Hola !

Cet article fait suite à la série de vidéos Paris-Chartres à pieds, je t’invite donc à les visionner sur Youtube avant de lire cet article, au risque de te faire spoiler. 😉

Voilà donc le bilan de ce trek réalisé avec ma petite sœur Awa !

1. C’était beaucoup plus difficile que prévu

Ce n’est pas qu’on a surestimé nos capacités (bon, un peu), on a surtout sous-estimé les kilomètres à accomplir. On s’est dit « 30 km par jour, ça va c’est faisable ! » Voilà l’idée : 30 km, 3 jours d’affilée, avec la fatigue du bivouac, les courbatures de la marche, le moral pas toujours au beau fixe, les galères sur le chemin, ALORS MÊME qu’on n’avait jamais marché 30 km d’affilée sur une journée. On ne se rend pas compte ce que représente une marche de 30 km avant d’en avoir fait une. Et de la même façon, on se rend compte de la chance qu’on a d’avoir des voitures et des trains qu’après avoir marché pendant 3 jours.


2. La 2e nuit de camping est bien meilleure que la 1e

Disons que lors de la 1e nuit, on ne dort pas beaucoup : tout est nouveau, on ne sait pas encore comment gérer les éventuels problèmes, on est épuisé de la marche de la journée, bref, rien ne va. La 2e nuit, on a déjà un peu plus d’expérience et on sait faire face aux prises de têtes incontournables. Quand on a posé la tente pour la 2e nuit, on était juste heureuse d’avoir un sol plat et un carré d’herbe, parce que ça signifiait qu’on arrêtait de marcher pour aujourd’hui. Donc si tu pars bientôt pour ta 1e nuit de camping, sache qu’elle risque d’être difficile, mais la 2e sera beaucoup plus agréable (ou beaucoup moins désagréable). 😉


3. On a la belle vie, quand même

Imagine-toi, dans une journée type, devoir porter les déchets que tu produis dans ton sac et attendre de tomber sur une poubelle pour t’en débarrasser. Imagine-toi avoir comme eau potable que ce que tu portes sur ton dos, environ 2 L par jour, pour boire, te débarbouiller et cuisiner. Sans parler des toilettes. C’est quand ces petites choses prises pour acquis nous on été retirées qu’on s’est rendu compte de la chance qu’on avait dans notre vie quotidienne.


4. La nature est magnifique

Ça peut paraître évident mais quand on est entouré de nature avec rien d’autre aux alentours, on prend le temps de la regarder et tout y est absolument magnifique. Du blé qui pousse, aux fleurs qui s’agitent au vent, en passant par les oiseaux qui piaillent le matin, on a là un cadre exquis et on s’y sent bien.

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5. On découvre et on repousse ses limites

J’ai eu envie d’abandonner un bon nombre de fois. Sauf que quand on est au milieu d’un champs avec absolument rien à l’horizon, on n’a pas d’autre choix que de continuer sur le chemin tracé devant soi. Alors, on avance, c’est tout. Et c’est ainsi qu’on se retrouve à repousser ses limites. Si j’étais allée marcher 30 km dans la forêt près de la maison, j’aurais sûrement fait demi-tour aux premiers signes de fatigue. Je n’aurais pas su jusqu’où est-ce que je peux aller. Alors que là, même si on voulait abandonner, il aurait fallu continuer à marcher pour trouver une route et une potentielle voiture qui nous aurait déposées dans la gare la plus proche. Don on se dit que quitte à marcher, autant aller de l’avant. Et c’est ainsi qu’on arrive à Chartres, les pieds en compote, un peu envie de pleurer parce que « C’était duuur » et « C’est terminééééé », mais on y arrive ! 🙂


6. Il existe des personnes désintéressées

La route aurait été dix fois plus difficile si on n’avait pas bénéficié de l’aide des locaux à chacune de nos étapes. On a vite réalisé qu’arriver dans un endroit nouveau et y être accueilli par des étrangers est le meilleur sentiment du monde. On nous a indiqué notre chemin, on nous a donné de bons conseils de rando, on nous a déposées en stop quand on n’en pouvait plus, on nous a donné de l’eau et il y avait toujours un mot d’encouragements. De la part des habitants des villages, des cyclistes croisés sur la route, du conducteur du tracteur croisé dans un champs. Quand on est arrivée à Ably, le 2e jour, après une traversée interminable des champs et un détour forcé de 2 km (le bout du monde), on n’en pouvait plus. On ne savait pas trop si on devait continuer à marcher ou poser la tente, sachant qu’il n’était que 18h, mais on était au bout de nos forces. Dans cette ville, on n’a rencontré que des personnes affables et désintéressées qui n’ont pas hésité à nous proposer leur aide. Quand on n’est pas chez soi, qu’on est fatigué et désorienté, la gentillesse des gens est un véritable baume au cœur. Ce trek a donc aussi été une aventure humaine extraordinaire.


Un bilan très positif pour notre premier trek, le premier d’une longue liste à venir. 😉

A ton tour ! Quelle est la plus grande marche accomplie à ce jour ? qu’en as-tu retenu ? Je veux tout savoir 😀

Bisous fruités !

Naïma

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