Chroniques·Livres

Le monde en stop : cinq années à l’école de la vie

Le monde en stop
Ludovic Hubler

Editions Pocket (2015) pour la version française

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Résumé

Le 1 er janvier 2003, à l’âge de 25 ans, son diplôme en poche, Ludovic Hubler se lance dans un « tour des hommes ». Il veut découvrir le monde avant de s’engager dans la vie professionnelle. Son aventure va durer cinq ans.

170 000 kilomètres parcourus, 59 pays traversés et plus de 1 300 conducteurs pour réaliser un périple à la seule force de son pouce. Du « voilier-stop » pour traverser les océans, du « brise-glace-stop » pour se rendre en Antarctique, du « dromadaire-stop » en plein cœur du Sahara. Des rencontres aussi nombreuses que variées, notamment celle avec le Dalaï-Lama, mais aussi celles de milliers d’étudiants lors des nombreuses conférences données en cours de route.

Un voyage d’une richesse incroyable, une aventure humaine extraordinaire sur laquelle souffle un vent de liberté qui fait rêver.

Mon avis

« L’impossible recule devant celui qui avance. »

Ella Maillart, voyageuse, écrivaine et photographe suisse.

Et avancer, Ludovic Hubler l’a fait pendant cinq ans. Cinq ans passés sur les routes du monde, à le parcourir à la seule force de son pouce et grâce à la gentillesse des inconnus rencontrés à ce moment-là.

Le monde en stop – c’est un pari fou que Ludovic se lance le 1e janvier 2003, encore jamais réalisé à ce jour. Un pari qu’il parvient à accomplir cinq années et des milliers de rencontres plus tard.

Afrique, Amérique latine, Amérique centrale, Océanie, Asie du sud, Asie centrale : autant d’endroits visités, de modes de vies essayés, de religions découvertes et de routes arpentées. Ludovic se fixe comme objectif de ne pas dépenser un seul centime dans le transport, s’appuyant sur la générosité des gens pour avancer dans son périple. Ce mode de voyage le pousse à rechercher le contact humain, le dialogue et l’écoute de l’autre. Cela l’amène aussi très souvent à être hébergé par ses conducteurs, lui permettant d’être au plus proche des populations locales. Il découvre alors la vie dans un bidonville au Nicaragua et se retrouve même « intouchable » en Inde, parmi les plus pauvres du pays.

Partant avec un but précis, celui de découvrir le monde et l’humain dans toutes leurs diversités, Ludovic est parrainé par l’Hôpital de Strasbourg, partageant alors son voyage et ses découvertes avec les enfants malades. Echange de courriers électroniques, de photos, vidéo-conférences depuis les quatre coins du monde, Ludovic s’évertue à les faire rêver le plus possible, eux qui sont trop malades pour voyager. Il s’agit-là d’une idée merveilleuse et les enfants se prennent au jeu et s’enrichissent, à l’instar de Ludovic.

Durant ces quelques 600 pages de bonheur, j’ai appris un nombre incalculable de choses : s’agissant de faits précis sur les pays traversés, d’anecdotes amusantes sur des modes de vies différentes ou de la triste réalité des plus pauvres de ce monde, les bornes de mon univers ne se sont pas seulement élargies à cette lecture, mais ont complètement implosé face à la richesse inestimable du monde et de ses populations. Durant ces 600 pages et grâce à la très belle plume de Ludovic, j’ai voyagé avec lui et ses conducteurs et appris à leur contact. Je ne rêve alors que d’une chose : entreprendre le même voyage.

Ludovic nous livre ses interrogations et réflexions sur les sociétés qu’il traverse, notamment en ce qui concerne la religion, la tolérance ou les guerres dans le monde. Justement en terme de guerres, il traverse des pays tels que le Pakistan et l’Afghanistan, où il est reçu de la plus belle des manières par ses habitants, cassant les stéréotypes et idées reçues sur « ces pays-là ».

J’ai également aimé l’œil réaliste de Ludovic : conscient que le stop peut s’avérer dangereux, il est très prudent et nous livre ses conseils, comme par exemple le fait de chercher un conducteur dans une station-essence pour pouvoir le « choisir » soi-même. Ludovic est également très lucide sur les privilèges qui lui ont été accordés à la naissance : homme (1) Blanc (2) pourvu d’un passeport français (3) : il relate que beaucoup d’étrangers lui ont fait part de leur souhait de réaliser un voyage similaire mais ne disposant pas du bon passeport ou de la « bonne » couleur de peau – sans même parler du « bon » sexe… Ludovic nous transmet donc son souhait de voir un jour ces inégalités comblées pour permettre à tous d’entreprendre le voyage d’une vie ou encore une vie de voyages.

En bref

Plus qu’un récit de voyage, il s’agit d’une véritable étude culturelle et humaine, qui nous pousse à nous questionner sur notre mode de vie, l’impact que l’on a sur la planète ou bien même notre façon de considérer l’Autre. On ressort grandi et plus humble de cette lecture.

Je recommande

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Et vous, avez-vous lu ce livre ? Si oui, je veux touuuuut savoir ! si non, vous savez ce qu’il vous reste à faire 😉

J’ai moi-même expérimenté le stop sur la route de Chartres (quand on n’en pouvait plus de marcher et qu’une personne au grand cœur nous a pris dans sa voiture en nous faisant gagner quelques kilomètres…) et j’ai très hâte de recommencer, avec les précieux conseils de Ludovic en tête !

N’oubliez pas de vous abonner au blog pour encore plus de Pause Smoothie dans votre journée et retrouvez-nous sur Facebook et Instagram. 🙂

Bisous fruités !

Naïma

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